Confinez-vous tout en restant connecté au monde !

Découvrir - Synthétiser l'artémisinine ferait de vous un super-héros. Mais comment s'y prend-on ?

On reste chez soi avec le Cnam

6 avril 2020

Au Conservatoire, haut lieu de création de savoirs, la situation actuelle renforce notre idée que la communication, particulièrement publique, dispose d’une véritable responsabilité sociale et doit jouer un rôle éminemment citoyen. Celui de vous informer, celui de créer du lien et du sens, mais aussi celui de vous accompagner au quotidien en vous proposant des contenus éditoriaux originaux propres à irriguer le débat public, à décrypter l’actualité, à lutter contre le désordre informationnel….

Synthétiser l'artémisinine ferait de vous un super-héros. Mais comment s'y prend-on ?

©The Noun Project

ARTEMISININESi nous vous disons "super-héros", vous visualisez tout de suite un homme qui porte masque, collants, et dont les super-pouvoirs sont souvent d'origine extra-terrestre ? Eh bien laissez-nous vous présenter les super-héros du Cnam ! Ils portent des blouses blanches et manipulent des éprouvettes. Leur super-pouvoir ? Etre capable de reproduire dans des tubes à essais des molécules normalement issues de plantes pour lutter contre les maladies les plus mortelles et les terribles pénuries de médicaments.Et en plus, ils sont capables de nous expliquer tout ça dans des vidéos que tous les fans de Fred et Jamy sauront apprécier...Spiderman peut rester confiné, le labo GBCM du Cnam est sur le coup !

Diane Tribout

voir



 

Dimanche 05 avril - Le Musée de la photographie et du cinéma

Le 11 mars 1927, Gaston Doumergue, président de la République, inaugurait au Conservatoire des arts et métiers le Musée de la photographie et du cinéma. Ce projet ambitieux avait été engagé l’année précédente par le Conservatoire et la Société française de Photographie. Porté par Georges Potonniée, Gabriel Cromer, Georges Michel Coissac et Raoul Grimoin-Sanson, nommés conseillers scientifiques, il répondait à une aspiration croissante depuis la fin de la Première Guerre mondiale : ancrer la paternité de cette invention française et renforcer le sentiment national.

L’idée du musée

Le Conservatoire des arts et métiers n’était pas étranger à ce mouvement. La galerie des arts graphiques et de la photographie présentait depuis 1882 et 1897 les travaux d’Étienne Jules Marey et ceux d’Auguste et Louis Lumière. En 1898, les démonstrations du Cinématographe sont très prisées lors de l’« Exposition temporaire expérimentale des récentes inventions scientifiques et industrielles » commémorative de l’installation du Conservatoire dans l’ancien prieuré de Saint-Martin-des-Champs. Enfin, s’associant au 10e Congrès national de la Société française de l’art à l’école, le Conservatoire concevait en 1922 une « Exposition du Cinématographe » - l’une des premières expositions dans ce domaine, deux années avant l’« Exposition de l’art dans le cinéma français » du Musée Galliera - où les constructeurs d’appareils présentaient leurs dernières innovations.

La construction d’une histoire du cinéma

Le Musée de la photographie et du cinéma bénéficia de nombreux dons des inventeurs comme des constructeurs, et d’un dépôt très important de la Société française de Photographie. L’exposition, consacrée au cinéma, débutait par la lanterne magique et les fantasmagories, abordait les jouets d’optique puis la chronophotographie et le cinéma. Le prototype du Cinématographe Lumière était présenté comme l’invention décisive.

Réalisée par les acteurs et pionniers de l’histoire (Grimoin-Sanson) et les premiers historiens (Coissac) du cinéma, ce musée contribuait à la construction de l’histoire du cinéma, assumant la glorification de l’inventeur et la cristallisation autour d’inventions jugées majeures.

Louis Lumière légitimait ce projet historique. Selon lui, c’est au Conservatoire « que [devaient] être réunis toutes les collections se rattachant à l’histoire de la Photographie et de la Cinématographie ».

L’inauguration du Musée de la photographie et du cinéma fut suivie de la projection du film « L’Histoire du cinéma par le cinéma », réalisé en seulement quarante-deux jours par Raoul Grimoin-Sanson. Vanté pour ses qualités techniques et pédagogiques, ce film nourrit toutefois une polémique quant aux origines de l’application de la croix de Malte au cinématographe.

Le Conservatoire des arts et métiers engagea bien d’autres actions dans ce domaine, témoignant une nouvelle fois de son inventivité et son esprit d’innovation. Il institua une commission technique, présidée par Louis Lumière, qui aboutit à la création d’un Centre de production de films scientifiques (1934), instaura un cours de Téléphonovision (1938), puis un enseignement télévisuel (1963).

Marie-Sophie Corcy

voir
 

Voir les jours précédents

 Du 1er au 4 avril